17 octobre 2010

Maxime Chattam explore le Léviatemps

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THRILLER HISTORIQUE - L’auteur français de best-sellers se confronte au mal absolu dans le Paris de 1900.

Avec Léviatemps, Maxime Chattam (34 ans) fusionne polar historique et thriller ésotérique tout en rendant hommage à deux auteurs de romans gothiques, Mary Shelley et Charles Robert Maturin.

Au-delà, le Français se livre surtout à une fantastique mise en abime du métier d’écrivain par le biais de son héros qui assimile l’acte d’écriture au métier d’enquêteur: «Je suis romancier, dit Guy. C’est un art qui nécessite l’observation et l’empathie pour l’espèce humaine. Avant de construire chaque personnage, je le fouille en profondeur, jusqu’à ses racines les plus intimes, celles-là mêmes qui expliquent son comportement. Dans le cas de notre affaire, je ne fais qu’appliquer à la réalité les filtres que j’utilise pour mes personnages. » Et quelle affaire… La ville de Paris, en 1900, plante le décor. Des somptueuses installations de l’Exposition universelle aux égouts hantés par un mordant locataire, en passant par l’infâme rue Monjol et une maison close stylée,Le Boudoir de soi.

Diable et courtisane

La tragédie commence du reste devant Le Boudoir. Courtisane lettrée, Faustine vient de découvrir Milaine transpirant du sang par tous les pores de sa peau. «L’œuvre du diable. » Refusant que la vérité soit enterrée avec la prostituée, Faustine décide d’enquêter avec Guy de Timée, un écrivain à succès qui a trouvé refuge au Boudoir après avoir abandonné sa famille. Alors qu’il rêve d’écrire «une histoire d’intrigues scélérates aux résolutions intellectuelles dignes de Conan Doyle», Guy va au préalable la vivre en s’improvisant détective. Sa chance? Sa connaissance des nouvelles sciences que sont la psychiatrie, la graphologie et la médecine légale. Il comprend vite que cet assassinat n’a rien d’un cas isolé. Et que le pire est à venir.

Subtil, le titre Léviatemps évoque certes le Léviathan, légendaire monstre marin ou de l’enfer, mais il représente aussi, métaphoriquement, «le mal caché». Il se rattache encore à la folie des hommes en quête d’éternité. Comme Chattam l’écrivait dans Le sang du temps (2005), «la machine à voyager dans le temps existe. C’est de la magie. Et la magie existe bien. Dans les mots. » Attention, le voyage est vertigineux.

BERNARD CHAPPUIS

Article: Par ici / Source: site 24 heures et forum Chattamistes

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Posté par Vozrozhdenyie à 15:19 - - Permalien [#]
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