02 mars 2011

Ces écrivains sont fans de Stephen King

Petit article trouvé sur le site de Métro. Voici ce que pense certains auteurs à propos du "Grand Master".

maxime_chattam

"Ça" par Maxime Chattam.


N’en garder qu’un est presque impossible tant chaque œuvre de King est une pièce d’art qu’on voudrait chérir précieusement et indéfiniment. Ne garder qu’un seul roman du maître, c’est comme de choisir entre se crever l’œil droit ou l’œil gauche. Pourtant, le couteau sous la gorge, s’il ne fallait vraiment n’en garder qu’un, sorte d’highlander littéraire, alors ce serait "Ça".

Parce qu’il parvient à jouer avec nos peurs enfantines, universelles ; parce qu’il parle de nos adolescences à tous, et de ce que c’est que de grandir, de vieillir. Il parle de nos vies avec ce qui nous terrorise le plus, cet ennemi implacable, le plus redoutable des "grands vilains" : le temps qui passe et ses ravages sur chacun, cette confrontation inéluctable avec nous même. "Ça" est une fable moderne, et au-delà du récit fantastique qui fait peur, c’est une longue réflexion sur la vie, un de ces rares romans épais dont on ne sort pas comme on y était entré, une œuvre qui transforme son lecteur, c’est là l’art du maître King, qui fait fabrique avec nos peurs des miroirs capables de nous renvoyer à ce que nous sommes tous, sans masque ni fard.

Et pour finir sur une note très personnelle, j’ajouterai qu’avoir pris un clown pour caractériser la quintessence de la peur, c’était une idée de génie, car comme le dit si bien un bon ami : "il y a deux catégories de gens sur terre : ceux qui ont peur des clowns, et, les clowns." A bon entendeur…

Maxime Chattam vient de publier "Léviatemps" (Albin Michel)

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"Misery", par Franck Thilliez


"J’ai lu Misery deux fois. La première, je devais avoir 14 ou 15 ans, c’était ma période Stephen King pour les romans, et David Cronenberg ou Dario Argento pour le cinéma. La seconde, j’en avais 35. Ce huis-clos glacial avait laissé une empreinte extrêmement précise dans ma tête, une succession de scènes que je voyais encore, vingt ans après. La neige, l’accident, la carrure monstrueuse d’Anne Wilkes (mains sur les hanches), Paul Sheldon qui rampe au sol, les jambes brisées, la hache qui fend l’air…

Je voulais savoir si, à travers mon regard d’adulte et même de romancier, la magie du livre opèrerait à nouveau. Je dois dire que le plaisir a été intact. Les scènes, les odeurs, les cris (et même la marque des médicaments, dont le fameux Novril) étaient telles que ma mémoire les avaient gardés, ils n’avaient pas bougé d’un iota. Misery – et la plupart des romans de King – ont ce pouvoir figer l’horreur et l’angoisse au fin fond de vos neurones, et pour longtemps. C’est cette capacité à toucher le lecteur au cœur de son intimité, de ses peurs d’enfants, n’importe où et n’importe quand, qui m’a donné l’envie d’écrire.

Transmettre des sentiments et de l’imaginaire par le récit... Procurer le plaisir de l’angoisse chez le lecteur… Voilà les moteurs qui font avancer ma plume, chaque jour. Et quand arrive un nouveau roman de Stephen King, je la pose, cette plume, pour partager un moment privilégié avec cet auteur d’exception. Alors, seulement, je me rappelle mes 15 ans… "

Franck Thilliez publiera "Gataca" (Fleuve Noir) le 14 avril

Musso

"Dead Zone", par Guillaume Musso


"Je me suis aperçu, en discutant avec des auteurs comme Maxime Chattam, Franck Thilliez ou Bernard Werber, que l'oeuvre de Stephen King était notre point de ralliement, presque un « mot de passe » pour notre génération. Ma mère étant bibliothécaire, j'ai débuté par la littérature classique, avant de découvrir le fantastique par l'intermédiaire de "Dead Zone ". L'histoire de Johnny, un homme qui après être sorti du coma, découvre qu'il possède un don de voyance. J'aime ce genre de anti-héros, à la fois fragile et attachant.

Et puis c'est un roman court, que je recommande toujours à ceux qui veulent découvrir King. De façon générale j'apprécie beaucoup ses recueils de nouvelles. Son influence ? Le côté surnaturel ancré dans la réalité de certains de mes livres, je lui dois sans doute beaucoup. J'ai même donné le nom de l'un de ses romans, « Jessie » à l'un des personnages de "Je reviens te chercher". Je citerais également « Ecritures », l'ouvrage dans lequel il donne ses trucs d'écriture. C'est passionnant. Il a une véritable légitimité car au-delà de la passion qu'on lui porte, c'est quelqu'un qui est resté curieux, notamment de la nouvelle génération."

Guillaume Musso publiera "L'appel de l'ange" le 31 mars chez XO Editions

Source: ***

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Posté par Vozrozhdenyie à 08:54 - - Permalien [#]
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